DES CONSERVATIONNISTES MARINS DES CARAÏBES PROFITENT D’UN PARTENARIAT RÉGIONAL DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS
20 Feb 2015
Media Statement

St George, Grenade, 20 février. 23 professionnels de la conservation marine, dont 4 originaires de Grenade, passeront neuf jours à partager les informations et les bonnes pratiques pour une utilisation plus durable des aires marines protégées dans leurs pays.

Il s’agit de la 11e édition de la Formation régionale des formateurs sur la gestion des aires marines protégées, hébergée par le ministère de la Pêche à St George, Grenade. La formation 2015 a réuni le plus grand nombre de participants depuis sa création en 1997, et inclut, outre un voyage sur le terrain, des modules sur les caractéristiques biophysiques des écosystèmes côtiers, les services écosystémiques et les menaces à leur résilience, les outils de communication et de vulgarisation, les opérations de gestion des aires marines protégées, la recherche et le suivi, le financement durable et les moyens d’existence alternatifs par la création d’activités d’écotourisme, et les ressources pour répondre aux obligations des accords régionaux et internationaux. 

Lorsqu’il s’est adressé aux participants à la session d’ouverture, le 17 février, à Grenade, Roland Baldeo, Coordinateur national des aires marines protégées, a déclaré : « Cette formation à destination des formateurs pour les gestionnaires d’aires marines protégées vient à point nommé, alors que nous cherchons à développer et à renforcer les capacités de notre personnel local, afin d’avoir des gestionnaires d’aires marines protégées meilleurs et plus efficaces. Grenade est donc heureuse d’accueillir une telle formation régionale, et nous sommes optimistes sur les nombreux avantages qui découleront localement d’un tel programme. »

En accueillant les participants originaires d’Anguilla, Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, le Belize, la Dominique, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, et Trinidad-et-Tobago, Hyacinth Armstrong-Vaughn, Chargée des Aires protégées au BIOPAMA/UICN, a déclaré : « Le BIOPAMA est heureux de s’associer avec le Programme pour l’environnement des Caraïbes du PNUE, le Réseau de gestion des aires marines protégées des Caraïbes (CaMPAM), The Nature Conservancy (TNC) et le ministère de la Pêche de Grenade, pour offrir ce programme important qui renforce les capacités de la région depuis plus de 15 ans. Les compétences et les informations fournies aideront à améliorer la gestion de nos ressources marines, et développeront le réseau professionnel d’un grand nombre de nos professionnels des ressources naturelles. »

L’édition 2015 de la formation, qui aura lieu jusqu’au 26 février, a été organisée et financée par le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) financé par l’UE et l’ACP, avec la contribution des petits financements du Réseau de gestion des aires marines protégées des Caraïbes (CaMPAM) et du Réseau des aires marines gérées dans la Caraïbe orientale (ECMMAN), et est gérée et coordonnée par le Programme pour l’environnement des Caraïbes du PNUE, par le biais de son Centre d’activité régionale relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées (Protocole SPAW), The Nature Conservancy ainsi que le ministère de la Pêche de Grenade. 

Cette formation a débuté en 1997 par le Réseau de gestion des aires marines protégées des Caraïbes (CaMPAM), un réseau professionnel organisé pour renforcer les aires marines protégées ou gérées, développé par le Programme pour l’environnement des Caraïbes du PNUE dans le cadre du Protocole relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées (SPAW). Alessandra Vanzella-Khouri, Chargée de Programme, SPAW, remercie le BIOPAMA pour avoir rendu la formation 2015 possible. «Le Programme pour l’environnement des Caraïbes du PNUE voit ce type de collaboration avec des partenaires comme le BIOPAMA essentielle pour atteindre les objectifs de conservation des pays caribéens, et renforcer les moyens d’existence durable des communautés. D’autres synergies potentielles avec le BIOPAMA incluent : l’alliance pour développer davantage les capacités et gérer l’information pour l’application d’outils pour la planification d’activités durables côtières et marines, avec une approche basée sur les écosystèmes ; des outils qui prennent en compte le besoin de croissance de ces activités économiques, tout en conservant les mêmes ressources dont elles dépendent. »

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