Engager les pays pour améliorer l’information relative aux aires protégées : l’exemple des îles Kiribati
04 Jan 2017
News story

Un atelier national à destination des parties prenantes des îles Kiribati s’est terminé ce mois-ci, et permettra de commencer les activités nationales dans le cadre du Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées. Cet atelier a permis de réunir plusieurs parties prenantes afin de débattre des accords de coordination de niveau national et local pour les aires protégées, qui incluent l’administration et la direction des aires protégées, la vérification des besoins en capacités, l’identification des lacunes dans l’information relative aux aires protégées, l’identification des dépôts actuels de données nationales, et le type de données disponibles et stockées.

La République des Kiribati a fait partie des premiers pays de la région à créer des grandes aires protégées au sein de ses frontières nationales. L’aire protégée des îles Phoenix (PIPA), créée en 2006, couvre une superficie de plus de 400 000 kms² et abrite une forte biodiversité.

Une démonstration en direct du Portail des aires protégées des îles du Pacifique (PIPAP) a été le principal temps fort du rassemblement. Les participants ont montré un vif intérêt et ont activement donné leur avis sur les améliorations possibles pour rendre le Portail plus facile d’utilisation. Le PIPAP est le principal outil du programme Pacifique du BIOPAMA, et est une ressource Internet unique pour trouver toute l’information relative aux aires protégées des îles du Pacifique. L’objectif du PIPA est de stocker, gérer et partager les données et les informations sur les aires protégées. Il veillera à ce que la sécurité et l’intégrité des données nationales soient correctement gérées sur le long terme. L’analyse des données nationales, en soutien des priorités nationales et des objectifs régionaux et mondiaux, est également une fonction clé du Portail, une fois qu’il sera entièrement opérationnel.

L’objectif principal du PIPAP (par le biais du Programme BIOPAMA) dans les mois à venir est d’impliquer activement les pays, afin qu’ils partagent leurs données nationales les plus récentes sur les aires protégées et les téléchargent sur le Portail.

Le principal résultat de l’atelier a été un calendrier d’actions de suivi, afin d’orienter les activités nationales en janvier-février 2017 – notamment la coordination avec les parties prenantes, la collecte et le rassemblement des données, l’identification et la correction des incohérences et des lacunes dans les informations relatives aux aires protégées, y compris l’identification des données sensibles et la façon de les gérer.

« Le Programme BIOPAMA nous permettra de mieux organiser et d’actualiser nos ensembles de données nationaux relatifs aux aires protégées. Grâce à l’atelier d’aujourd’hui, nous avons avancé en ce sens. Le Portail des aires protégées des îles du Pacifique est un incroyable outil, qui ne pourra que s’améliorer dans les mois et années à venir » affirme, confiant, M. George Taoaba, du ministère de l’Environnement des Kiribati.

« Nous attendons avec impatience l’analyse de nos données relatives aux aires protégées, et les produits qui en résulteront, qui reflèteront précisément les progrès atteints vers la réalisation des objectifs mondiaux de la biodiversité, et nous espérons servir le peuple et le milieu  naturel des Kiribati avec des mesures efficaces en faveur de la conservation. »

« Globalement, il s’agit d'évolutions positives, sur lesquelles le Programme BIOPAMA peut se baser pour aider les Kiribati à atteindre l’Objectif 11 d’Aichi » affirme Vainuupo Jungblut, consultant pour le Secrétariat du Programme sur l’environnement régional du Pacifique (SPREP)-BIOPAMA.

Le principal objectif du Programme BIOPAMA est d’aider les pays Pacifique ACP à répondre à leurs priorités nationales et à leurs engagements régionaux et mondiaux liés aux aires protégées, en améliorant : l’accès à et la disponibilité des données liées à la biodiversité ; les systèmes d’informations pour améliorer la prise de décisions ; l’accès aux meilleures données scientifiques et connaissances pour renforcer le travail des institutions et réseaux existants sur les aires protégées ; et les capacités pour la gestion des aires protégées.

Dans le cadre de ce programme, une mission et des consultations nationales ont été réalisées pour les îles Salomon, Tonga et désormais Kiribati. Des missions techniques à Samoa et Vanuatu sont prévues pour janvier 2017.

Cette information fournie par le SPREP est également disponible ici.

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