LANCEMENT DE L’OBSERVATOIRE RÉGIONAL POUR LA BIODIVERSITÉ ET LES AIRES PROTÉGÉES EN AFRIQUE CENTRALE
14 Oct 2014
Media Statement

Brazzaville, République du Congo – Le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) a lancé l’Observatoire régional pour la biodiversité et les aires protégées en Afrique centrale. Il sera hébergé par l’Observatoire pour les forêts d’Afrique centrale, basé à Yaoundé, Cameroun.

L’Initiative BIOPAMA, financée par le Fonds ACP de l’Union européenne, vise à offrir une meilleure compréhension des tendances et des menaces qui pèsent sur les aires protégées en Afrique centrale, afin de soutenir les processus décisionnels et améliorer la gestion des aires protégées. Elle est mise en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne, en collaboration avec l’Observatoire pour les forêts d’Afrique centrale (OFAC). 

L’Observatoire régional contribuera à la collecte et au partage des informations et données pertinentes sur les aires protégées en Afrique centrale, et soutiendra les processus décisionnels des gouvernements de la région. 

La 14e réunion du Partenariat des forêts du bassin du Congo, qui a eu lieu les 8-9 octobre à Brazzaville, a marqué le coup d’envoi de l’Observatoire. L’Observatoire est hébergé par l’OFAC et exécuté en étroite collaboration avec le Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (RAPAC), et travaillera avec une vaste gamme d’acteurs des gouvernements, de la société civile, d’organisation de défense de la conservation locales et internationales, et le secteur privé. « L’OFAC est l’institution partenaire idéale, et a déjà fourni un soutien significatif aux pays d’Afrique centrale dans le cadre de la Commission pour les forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), en suivant l’état des forêts de la région » déclare Sébastien Regnaut, Coordinateur UICN du Programme BIOPAMA pour l’Afrique centrale et occidentale. « Par le biais du BIOPAMA, nous pouvons soutenir l’OFAC afin qu’il ait un rôle accru et offre les informations dont nous avons besoin sur l’état de la biodiversité en Afrique centrale, en mettant l’accent sur la compréhension des priorités, afin d’améliorer la façon dont les aires protégées sont gérées » ajoute-t-il. 

Outre l’objectif principal de l’Observatoire – améliorer l’accès à l’information – celui-ci permettra également de coordonner les activités régionales de renforcement des capacités, notamment auprès des organismes et des responsables chargés des aires protégées, afin qu’ils utilisent les meilleures connaissances scientifiques disponibles pour soutenir le processus décisionnel relatif aux aires protégées. L’Observatoire cherchera également à partager les informations et les bonnes pratiques en matière de gestion provenant des autres régions du monde. 

« Une des principales priorités des États d’Afrique, Caraïbes et Pacifique est la protection de la biodiversité, pour le bénéfice des vies et des moyens d’existence de ses millions d’habitants. C’est pour cette raison que les pays ACP ont contribué au 10e Fonds européen pour le développement à hauteur de 20 millions, car ce projet est très important » affirme M. Achille Bassilekin, Secrétaire-général adjoint en charge du département du Développement économique durable et du commerce du groupe ACP, qui insiste sur l’importance du Programme BIOPAMA : « J’attends avec impatience le lancement des Observatoires des autres régions, qui seront essentiels pour déterminer le succès du Programme BIOPAMA à la fin de l’année 2016 ».

Share