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Le BIOPAMA: des résultats depuis 2012

Le programme BIOPAMA a été lancé en mars 2012 par le Groupe des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique avec le soutien de l'Union européenne. Le BIOPAMA met en oeuvre des project et demontre des résultats sur le terrain pour une meilleure gestion des aires protégées. Trois partenaires pour la mise en oeuvre, deux composantes (aires protégées et ABS-accès et partage des avantages), trois continents concernés, plus de 400 personnes formées et des milliers d'autres interagissant avec le programme et ses solutions pour une meilleure gestion des aires protégées; découvrez le BIOPAMA et ses résultats dans cette vidéo.

La 17e Conférence des Parties à la CITES lance le nouveau portail de SADC

Lors de la 17e Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) qui a actuellement lieu à Johannesburg, Afrique du Sud, le Portail des zones de conservation transfrontalières a été lancé lors d’un événement parallèle organisé par la Communauté de développement d'Afrique australe le 3 octobre 2016. Lire la suite...

Réalisations du Congrès de l'UICN pour le BIOPAMA en Afrique orientale et australe

Le partage des connaissances, le renforcement des capacités et l’échange des bonnes pratiques avec un public mondial ont été les principaux résultats du Congrès de l'UICN 2016 pour le BIOPAMA en Afrique orientale et australe. Les deux événements BIOPAMA du Congrès coordonnés par cette région ont contribué aux réalisations du Programme BIOPAMA. L’objectif était de présenter les résultats du projet, et de montrer comment la communauté mondiale de la conservation peut en bénéficier. Lire la suite...

Le BIOPAMA après le Congrès de l'UICN 2016

Plus de 10 000 responsables gouvernementaux senior, scientifiques et leaders de la société civile se sont réunis pour le plus important événement mondial sur l’environnement et la nature, le Congrès mondial de la nature de l’UICN, organisé du 1e au 10 septembre à Hawai’i. Le Programme BIOPAMA était bien représenté avec 30 événements et une équipe de 13 personnes sur place. Leurs résultats sont exposés dans un nouveau rapport du BIOPAMA:Visibilité de l’Union européenne et du Groupe Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) au Congrès de l'UICN 2016.

Participez au rapport État des aires protégées pour la partie sur la Communauté d’Afrique de l’Est

Le BIOPAMA recherche un(e) consultant(e) pour superviser la rédaction de la partie sur la Communauté d’Afrique de l’Est du rapport État des aires protégées, conformément à la feuille de route existante. Le candidat sera notamment chargé de veiller au style d’écriture de chaque chapitre, puis corrigera le rapport final pour garantir sa cohérence. Le consultant aidera l’UICN et les États partenaires de la Communauté d’Afrique de l’Est à rassembler les informations pertinentes pour la partie sur la Communauté d’Afrique de l’Est du rapport État des aires protégées, en se basant sur la table des matière et les résumés des chapitres élaborés lors de l’atelier avec les États partenaires. Lire la suite (en anglais).

ENGAGEMENTS DES PAYS D'AFRIQUE DE L'EST POUR LA MISE EN PLACE DE L'OBSERVATOIRE BIOPAMA (7 janvier 2016)

En 2015, le Secrétariat de la Communauté d’Afrique de l’Est a accueilli l’Observatoire pour la biodiversité et la gestion des aires protégées dédié aux pays de la Communauté d’Afrique de l’Est. Suite à une réunion de lancement régional pour introduire l’Observatoire de la Communauté d’Afrique de l’Est aux utilisateurs et aux fournisseurs, plusieurs engagements nationaux ont été pris dans les pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) depuis le dernier trimestre 2015.  Lire la suite

COMMENT CONSTRUIRE UNE BASE DURABLE D'INFORMATIONS POUR LES AIRES PROTEGEES?(26 novembre 2015)

Chaque jour, l’information disponible sur les aires protégées oriente les décisions sur leur gestion et, plus globalement, sur leur contribution pour les stratégies et politiques au niveau national, régional et mondial pour la conservation et le développement durable. Pourtant, et malgré tous les efforts, le déclin de la biodiversité dans certains pays et régions ne ralentit pas. Alors comment garantir un accès facile et une information de grande qualité, nécessaires pour prendre de bonnes décisions ? Découvrez la sololution proposée par l'UE et le Groupe ACP et comment elle s'applique dans une des régions du BIOPAMA à celien.

UNE FORMATION SUR LA NEGOCIATION EN ZAMBIE POUR LES ACTEURS DES AIRES PROTEGEES(12 novembre 2015)

Le ministère de la Terre, des Ressources naturelles et de la Protection de l’environnement, avec le soutien du PNUD Zambie et en collaboration avec la Fondation pour le défi de la durabilité (Sustainability Challenge Foundation), héberge à Lusaka, du 15 au 20 novembre 2015, le Programme régional sur la gestion de la durabilité pour la Zambie, une formation sur la négociation pour les acteurs des aires protégées basée sur l’Approche des gains mutuels. Le programme s’appuie sur le programme de formation du BIOPAMA mis en place pour les aires protégées. 

S'ENGAGER AVEC LES PARTIES PRENANTES REGIONALES POUR AMELIORER L'INFORMATION SUR LA BIODIVERSTITE (14 octobre 2015)

La Conférence annuelle sur les normes relatives à l’information sur la biodiversité (TDWG) a eu lieu du 28 septembre au 1e octobre 2015 à Nairobi, Kenya. Il s’agit de la 31e réunion du groupe TDWG, mais c’est la première fois que cette réunion a lieu en Afrique, sous le thème « Applications, normes et renforcement des capacités pour soutenir la biodiversité mondiale ». Les concepts et outils du Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) ont donc été présentés à un public mondial particulièrement intéressé dans l’information sur la biodiversité, et a suscité de nouveaux partenariats potentiels avec certaines parties prenantes d’Afrique de l'est.

LES ACTIVITÉS ANTÉRIEURES
LES PAYS PARTICIPANTS

Angola - Botswana - Burundi - Comores - Djibouti - Erythrée - Ethiopie - Kenya - Lesotho - Madagascar - Malawi - Ile Maurice - Mozambique - Namibie - Rwanda - Seychelles - Somalie - Afrique du Sud - Soudan du Sud - Soudan - Swaziland - Tanzanie - Ouganda - Zambie - Zimbabwe

CONTEXTE, DÉFIS ET AIRES PROTÉGÉES

Contexte

L’Afrique orientale et australe possède une biodiversité extrêmement riche, et héberge sept points chauds de la biodiversité mondiale et plusieurs centres d’espèces endémiques. Elle abrite les plus importantes populations d’espèces sauvages symboliques du continent, et accueille les migrations d’herbivores dans le Parc national de Serengeti et de cobes de Buffon à oreilles blanches au sud-Soudan, qui sont deux des plus beaux spectacles sauvages sur Terre. La chaîne de montagnes côtières à l’est de Madagascar est l’un des centres mondiaux les plus importants d’espèces endémiques.

La diversité des écosystèmes de la région, allant des terres arides aux forêts tropicales humides, englobe les paysages terrestres et marins les plus variés au monde, lesquels offrent une gamme de services d’importance vital pour les moyens d’existence et les économies de la région.

 Principales menaces et défis à venir

Cette richesse naturelle est menacée de toutes parts : perte et dégradation de l’habitat, surexploitation des ressources naturelles, changements climatiques et espèces exotiques envahissantes. Ces menaces sont liées à des niveaux élevés de pauvreté, à une forte croissance démographique, à une demande mondiale croissante de ressources naturelles et à de faibles capacités de gestion environnementale. Les efforts actuels pour conserver la biodiversité dans la région sont insuffisants pour répondre à ces défis. Il convient notamment d’améliorer l’efficacité des aires protégées existantes pour conserver la biodiversité, et de mettre en place des efforts concertés pour préserver les services écosystémiques vitaux et maintenir la connectivité écologique.

 Les gouvernements de la région se focalisent essentiellement sur les besoins humains immédiats liés à la réduction de la pauvreté et au développement, ce qui se fait souvent aux dépends de la durabilité à plus long terme. Cela se traduit par une modification de l’occupation des sols, avec l’introduction des biocarburants, l’intensification de l’agriculture et l’exploitation minière.

•    Les aires protégées (y compris marines) dans la région d’Afrique orientale et australe sont directement et indirectement menacées par une utilisation des sols et des ressources concurrente voire conflictuelle, venant par exemple de l’agriculture à grande échelle (ou de la pêche dans le cas des aires marines protégées), du développement des infrastructures ou des industries d’extraction. 
•    Dans certains cas, des pratiques incompatibles avec la biodiversité, comme l’extraction des minerais, ont lieu à l’intérieur même des zones protégées. Dans certains cas extrêmes, certaines aires sont menacées de déclassement. 
•    L’agriculture à grande échelle, les systèmes d’irrigation, la pêche, etc., réalisés près des frontières des aires protégées et des corridors de vie sauvage entraînent des conflits entre humains et espèces sauvages qui ont un impact négatif sur les espèces marines ou sauvages parmi les plus symboliques et précieuses des aires protégées de cette région. 
•    Les conflits entre humains et espèces sauvages et les conflits pour l’occupation des sols et des ressources réduisent le soutien local envers les aires protégées, deviennent très politisés, et remettent en cause la durabilité à long terme des aires protégées. 
•    Les responsables d’aires protégées et les organismes chargés de leur gestion, ainsi que les ministères de l’environnement manquent de capacités et de connaissances pour répondre efficacement à ces questions. Les besoins sont importants en termes de renforcement des capacités, de prise de conscience des impacts, de compensation des activités de développement, de préservation de la biodiversité et du fonctionnement des réseaux d’aires protégées. 
•    Les aires protégées sont souvent sous-évaluées dans la prise de décision sur l’utilisation des sols et des ressources. Il faut donc sensibiliser les acteurs sur ces questions, en ciblant les décisionnaires au plus haut niveau dans tous les ministères.

Aires protégées dans la région d’Afrique orientale et australe

La couverture des aires protégées varie considérablement entre les pays de cette région : alors que le Botswana, l’Erythrée, la Tanzanie et la Zambie réservent plus de 25% de leur territoire aux aires protégées, moins de 1% des terres des Comores et du Lesotho sont protégées. Dans l’ensemble, la région d’Afrique orientale et australe possède un réseau d’aires protégées établi depuis longtemps, dont l’objectif initial était de protéger les grands mammifères chassés, mais excluait souvent les populations locales. Dans les années 1980, l’approche a changé : les aires protégées ont été créées et gérées en adoptant des modèles basés sur les communautés et des structures conjointes de gestion. Cependant, de nombreuses aires protégées de la région sont des « parcs sur le papier », manquant de capacités pour être efficacement gérés, et souffrant d’un déficit chronique de financement.